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Posté le: Ven 18 Mai 6:43 |
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Voici l interview ddans l'équipe de J.Rothen, il résume assez bien le constat que beaucoup font, il est agréable de voir des joueurs ne pas se voiler la face et parler "vrai".Non, définitivement, Jérome Rothen n'est pas la tête a claques qu on voudrait nous faire croire : Nous supporters parisiens, sommes Fiers de le voir évoluer avec nos couleurs...en esperant que ca dure... Il a par ailleurs été un moteur du maintien de l'équipe en cette fin de saison : Merci Jérôme, on voit par tes paroles ET par tes actes que tu aimes le club, nous n'oublierons pas !
Il ne lui reste plus qu’un an de contrat et il devrait bientôt rencontrer ses dirigeants pour discuter d’une prolongation. À vingt neuf ans, Jérôme Rothen ne souhaite pas forcément quitter un club dont il explique ici les difficultés rencontrées depuis trois ans. Il sent le PSG à un tournant. Et attend de savoir si on compte sur lui pour l’amorcer.
« QUEL REGARD PORTEZ-VOUS sur vos trois saisons à Paris, et sur celle-là plus précisément ?
– Le constat est simple : c’est un gâchis. Sur les trois ans, on n’a pas réussi une seule fois à se qualifier pour une Coupe d’Europe par le biais du Championnat. Ça s’est conclu par un classement à chaque fois de moins en moins bon. Cette année a sans doute été la pire. Entre un mauvais début de Championnat, les erreurs d’arbitrage, le licenciement d’un joueur (Dhorasoo), la mort d’un supporter (après le match PSG - Hapoël Tel-Aviv, 2-4, le 23 novembre dernier), le changement d’entraîneur et, jusqu’à fin avril, la peur de descendre en L 2, on a tout connu. On a touché le fond à tous les niveaux.
– Au moment de signer à Paris, en juin 2004, vous attendiez-vous à ce que la tâche soit aussi délicate ?
– Je suis arrivé il y a trois ans maintenant. J’ai connu quatre entraîneurs (Halilhodzic, Fournier, Lacombe, Le Guen) et trois présidents (Graille, Blayau, Cayzac)… Je pouvais imaginer que ce serait dur, mais à ce point, c’est impossible.
– Pourquoi est-ce si dur de s’imposer ici ?
– Déjà, il y a une pression extérieure, médiatique, plus lourde que dans n’importe quel autre club, à part peut-être l’OM. On le sait et ce n’est pas non plus à cause de ça qu’on a de mauvais résultats. Mais c’est dur de s’y faire. Car, quand on n’arrive pas à faire la part des choses entre le climat extérieur et ce qui se passe dans le vestiaire, si on ne met pas une barrière entre les deux, on est mort. Et je crois qu’on n’y est jamais parvenus, à part peut-être les huit mois avec “Lolo” Fournier ou les quatre avec Paul Le Guen. Ce sont des entraîneurs qui misent plus sur la sérénité, le calme dans le vestiaire, et qui laissent cette pression un peu de côté. Le reste du temps, il y a eu trop d’importance accordée à ce monde extérieur.
– Avez-vous eu du mal à former un groupe uni, à l’image de celui que vous avez connu à Monaco en 2004 ?
– Un groupe se forme d’abord dans la victoire. Plus on gagne, plus on hait la défaite. Le problème, depuis trois ans, c’est que ce groupe-là a rarement vécu de bonnes périodes où il a pu entretenir cette culture de la gagne. Depuis que je suis ici, je n’ai pas le souvenir d’avoir connu une aussi bonne série que celle qui s’est achevée face à Nice (0-1, après quatre victoires, deux nuls). C’est grave.
« Soit je prolonge, soit je m’en vais »
– Le renouveau du PSG passe-t-il par le remodelage d’un groupe presque identique depuis trois ans ?
– Je prends l’exemple de Péguy (Luyindula) et de Jérémy (Clément), arrivés en janvier, qui n’ont pas connu toute cette galère. Vous avez vu le bien qu’ils nous ont fait ? Ça prouve qu’un peu de sang neuf, avec des joueurs qui ont de l’expérience, ça fait du bien. Je ne dis pas qu’il faut dix partants et dix arrivées. Il faut conserver une base. Mais aussi du sang neuf, des joueurs qui ont cette grinta, ce qui nous manque depuis trois ans.
– Aimeriez-vous vous investir dans un nouveau projet ?
– Oui, c’est sûr. Moi aussi, j’ai connu les pires moments de ma carrière en novembre et décembre. Aujourd’hui, je me sens épanoui. Je sens aussi que le club retrouve une stabilité, que quelque chose se passe, à l’image de la rénovation du centre d’entraînement qui va avoir lieu. Oui, j’ai envie de m’investir.
– À quelles conditions resterez-vous ?
– Soit je prolonge, soit je m’en vais. Il me reste un an de contrat. Les dirigeants savent très bien ce que je pense. On a été assez francs pour se dire les choses. Mais j’ai une bonne intuition.
– Rien ne vous pousse à partir ?
– C’est une chance de jouer ici. Je le ressens quand je parle avec d’autres joueurs. Certains rêvent de porter ces couleurs.
– Mais n’est-ce pas l’environnement parisien qui attire les joueurs ?
– Paris by night, on sait ce que c’est. Il ne faut pas dire que personne n’en profite. Mais l’objectif no 1, c’est d’être performant sur le terrain. Et puis, il y a quelques semaines encore, vous croyez qu’on avait envie de sortir dans Paris ? Non ! On reste chez soi. Parce qu’on est ridicules sur le terrain. C’est pour ça qu’un joueur qui vient avec un statut, une expérience, il ne va pas tomber dans l’engrenage.
– Est-il possible de vivre une saison pire que celle-là ?
– Non, impossible. Paris a mangé son pain noir et le club ne commettra pas les mêmes erreurs. Il y a beaucoup de gens qui aiment le PSG et, tous ensemble, on y arrivera.
– Avec Jérôme Rothen ?
– (Il sourit.) Peut-être. Il faut demander à M. Cayzac. Et à Paul Le Guen aussi. Mais, même si je ne suis pas là, je suivrai toujours Paris, qui ne mérite pas d’être dans la seconde partie de classement. Ne serait-ce que pour les supporters, qui ne nous ont jamais lâchés.
– Samedi, pour le dernier match au Parc, vous ne prévoyez aucune festivité en cas de victoire ?
– Mais quelle honte ce serait, d’aller faire la fête après cette saison ! Le maintien est un vrai soulagement, c’est clair, et j’espère simplement qu’on fêtera ce soulagement avec une belle victoire. Pour remercier un public qui a une grande part de responsabilité dans notre maintien. » Source : L'Equipe _________________
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